Le battage de la moisson
 
Venez découvrir à Savigny le battage de la moisson.
La moisson consistait à entasser la paille sous forme de gerbes dans l'attente du battage consistant à séparer le grain de la paille. Ces opérations étaient assez pénibles et demandeuses de main d'œuvre : les paysans se regroupaient donc pour réaliser cette tâche dans les temps impartis. La paille était en général récoltée en juillet et le battage avait lieu en octobre. Le grain une fois trié était utilisé pour la farine, le pain, le son et pour donner à manger aux poules. La paille, elle, était utilisée pour la litière des bêtes et a longtemps servi pour les toitures des maisons en chaume.
 
Vous pouvez voir lors de la fête le battage au fléau, à la galérienne et au manège à chevaux.
Voici le battage au fléau : le fléau est un outil formé d'un manche et d'un battoir en bois reliés par une courroie, utilisé pour battre les céréales. Les hommes (appelés "battous") frappaient en cadence les brins de blé étalés à même le sol afin de séparer le grain de la paille. C'était tout un art de respecter le rythme donné par les anciens fiers de leur savoir. Le remplacement par un jeune battou n'était pas automatique...
 
Voici le battage à la galérienne : Deux personnes étaient nécessaires pour tourner les manivelles de la galérienne qui permettait de filtrer les grains de la paille. Le nom de galérienne s'expliquait par la difficulté et la pénibilité de la tâche. On déposait des gerbes de céréales sur la tablette, ensuite elles étaient réparties manuellement en petites quantités homogènes sur cette tablette de manière à ne pas trop engorger ("engouer") le mécanisme. Le grain séparé de la paille était ensuite recueilli sur une toile pour être utilisé ultérieurement.
 
Le manège à chevaux a permis par la suite de rendre le battage moins pénible et plus productif pour les paysans. Les chevaux attelés à un manège entraînaient, dans leur mouvement circulaire, un mécanisme qui permettait d'actionner la batteuse. Le manège pouvait aussi être utilisé pour entrainner le moulin à grains, le moulin à pommes... Cette source d'énergie a ultérieurement été remplacée par le moteur à essence puis électrique. La batteuse reprends le principe de la galérienne activée manuellement à savoir séparer d'un côté la paille et de l'autre côté le grain, son enveloppe (ou écorce) et les mauvaises graines. Ce second mélange résultant de la batteuse était ensuite passé dans une autre machine appelée 'vent' ou tarare afin de récupérer uniquement le grain.


Pour en savoir plus sur le battage, regardez les vidéos suivantes.
 
 
Lors des éditions précédentes, nous avons aussi pu voir le battage à la locomobile : Cette machine transforme une source de chaleur en force motrice grâce à la vapeur d'eau.
Le fonctionnement de la locomobile repose sur le principe de la cocotte-minute : la pression de la vapeur actionne un piston qui entraîne la rotation des volants sur lesquels sont installées les courroies d'entraînement de la batteuse, de la botteleuse ou autre.
 
Lors des éditions précédentes, nous avons aussi pu voir le battage à la trépigneuse : Un cheval de trait muni d’œillères, met en mouvement le plan incliné (tapis roulant) de la trépigneuse, en marchant constamment sur place, actionnant ainsi le mécanisme de la batteuse.
Une petite mangeoire à avoine, située à hauteur de la tête du cheval, le stimule et l’incite à garder ce mouvement.