La récolte du glui
 

Pour la récolte du glui, le battage du blé se faisait manuellement afin de ne pas trop abîmer la paille.
Les cultivateurs ramassaient fin aôut des gerbes de blé liées à la main. Le blé était ensuite stocké debout dans les greniers, les épis relevés afin de ne toucher ni le sol ni les murs (on formait ainsi ce qu'on appelait le "toupin").
 
Ensuite au mois d'octobre, les cultivateurs battaient à la machine la majorité des gerbes de blé afin de récupérer le grain pour les besoins de la ferme (la farine, le pain, la nourriture des poules, le semis...). La paille, elle, été utilisée pour la litière des bêtes.
Les cultivateurs avaient aussi conservé une centaine de gerbes de blé pour faire du glui utilisé pour la toiture des maisons en chaume, pour la pilaison du cidre ou pour mettre au fond des sabots ("changelures")...
 


Le cultivateur sépare la gerbe de blé en plusieurs lots afin de séparer le grain de la paille en vidant les épis sans blesser la paille.
Pour visualiser le battage manuel des gerbes, n'hésitez pas à regarder la vidéo ci-contre.
 


Ensuite, le cultivateur passe les lots déja battus à la "mailloche" sur le "chaumou" (l'établi) afin de ne vraiment laisser aucun grain dans les épis. On évitait ainsi la germination des grains de blé pour la future toiture en chaume.
 

La paille résultante et non bléssée était ensuite passée au peigne
(râteau en bois à longues dents de fer) pour être nettoyée de la terre et débarrassée de ses herbes de pied.

Pour visualiser le peignage de la paille, n'hésitez pas à regarder la vidéo ci-contre.
 

La paille, une fois travaillée et nettoyée était liée en gerbes de glui (prononcer Hiu) pour faciliter sa manipulation et l'amener auprès des maisons à recouvrir.

A noter que certaines gerbes de glui étaient réalisées avec une variété spéciale de blé appelée "goldindro" (type de blé plus haut) afin de réaliser des liants pour maintenir les gerbes de blé ou de glui.